Et si la source du Ressel était captée ?

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Une équipe de plongeurs spéléos a été chargée par le Conseil général de repérer, grâce à une balise, le positionnement idéal d’un forage qui permettrait de capter la source du Ressel à Marcilhac-sur-Célé.

Propulseurs sous marins, bouteilles, détendeurs… Avec un équipement doublé, voire triplé, Xavier Meniscus s’avance dans l’eau froide du Célé. Ce spécialiste plonge lentement dans l’onde en direction de l’entrée du puits du Ressel et disparaît sous terre. Cette résurgence située à Marcilhac-sur-Célé est une réserve d’eau importante. Une eau qui pour l’instant ne fait que passer à travers le causse pour se jeter dans le lit du Célé.

Le Conseil général du Lot envisage donc de capter cette source inexploitée et anticipe de futurs besoins dans le cadre de son schéma départemental concernant l’alimentation en eau potable.  « Nous considérons cette source du Ressel d’intérêt départemental et nous voulons l’utiliser à terme », explique Jean-Jacques Raffy, vice-président du Conseil général, et président du syndicat d’eau local.
Une équipe de quatre plongeurs spéléos venus de Bretagne (Océan travaux services) a donc été chargée de repérer un point de forage idéal. Dans son harnachement, Xavier Meniscus n’oublie donc pas l’essentiel : une balise émettrice (photo ci-dessous). Placée à la verticale dans la galerie inondée, à un endroit bien défini, elle émet un champ magnétique vers la surface que l’équipe de la société lotoise Valade, qui l’a mise au point, est chargée de repérer. « Cette balise de positionnement souterrain est capable de traverser la roche, l’eau, le sable... Elle émet dans un rayon de 200 à 300 m et pendant quatre heures, soit la durée d’autonomie de la batterie », explique Laurent Jacquet, électronicien chez Valade. « Nous la repérons par un système de triangulation ».

CG46

Durée :2:41 min
Mise en ligne : 04/12/2008
Appréciation : 1/5

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Mot clés de la vidéo :
environnement, Jean-Jacques Raffy, eau
Thême : Environnement
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Les plongeurs progressent par étapes successives, jour après jour, en plaçant plusieurs balises afin de reporter sur une carte le parcours exact de la source du Ressel. Et leur mission est d’aller placer l’ultime balise à la verticale, à 1 km de l’entrée de la résurgence, et à une soixantaine de mètres de profondeur : à l’endroit espéré du forage, déterminé grâce à des études préalables de la DDEA et aux relevés topographiques réalisés ces vingt dernières années par des férus de plongée souterraine (notamment l’équipe autrichienne de Markus A. Schafheutle).

Forage en 2009
Un captage permettrait d’améliorer l’approvisionnement en eau de cette zone du département comprise entre Lot et Célé. La fontaine de Piteau, toute proche à Saint-Sulpice, connaît en effet quelques problèmes de qualité (elle est souvent trouble) et de quantité en été (il faut alors faire appel au syndicat d’eau de la Bouriane).
Après plusieurs jours de plongée, et grâce à la balise, le point de forage a été déterminé au mètre près, au fond d’une combe, dans une parcelle déjà achetée par le Conseil général. Les engins de forage devraient donc intervenir durant l’année 2009, et déterminer si la source du Ressel pourra être proposée aux habitants de Gréalou, Saint-Chels, Marcilhac et du causse sud de Gramat afin de sécuriser leur alimentation en eau potable.