Le tracé entièrement nouveau de la côte du Cluzel (RD 653), située entre les communes de Labastide-Marnhac, Trespoux-Rassiels et Villesèque, ouvre à la circulation ce mercredi 30 septembre en fin de journée, un peu plus d’un an après le début effectif du chantier. Il a été inauguré ce mardi 29 septembre, en présence notamment de Serge Rigal, président du Département du Lot, Frédéric Gineste, vice-président du Département chargé des infrastructures de mobilité, la préfète Maryline Poulain, et les conseillers départementaux et élus du secteur.
Rappelons que le calendrier initial a été notamment impacté par les fortes pluies de l’hiver dernier et a dû être reporté de quelques mois par le groupement d’entreprises Buesa/Devaud/BA Minage en charge des travaux.
Un an, cela a pu paraitre long pour les usagers (que le Département remercie pour leur compréhension) mais un an, c’est relativement court pour un projet d’une telle ampleur. Quelques chiffres du chantier en témoignent :
- déblais : 254 000 m3 ;
- remblais : 138 000 m3.
Le Département du Lot a investi 9,9 millions d’euros dans ce chantier de sécurisation. Oubliez les sept virages que l’on connaissait, très sinueux et accidentogènes. Ils ont laissé place à des courbes en pente douce.
Sur ce tracé de 3,4 km :
- la chaussée a été élargie à 6,50 m, avec des accotements de 1,50 m de part et d'autre,
- deux tourne-à-gauche ont été créés : pour l’accès à Saint-Rémy et Trespoux-Rassiels, et pour l’accès à La Pélissière et Le Cluzel,
- le carrefour de La Gentillade a été aménagé,
- treize ouvrages hydrauliques ont été construits (dont certains avec un rôle environnemental).
Une réduction de l’impact environnemental
Des mesures destinées à éviter et à réduire les atteintes à l’environnement ont été mises en place (dont certaines bien avant le début des travaux) car dans la zone du projet, qui comprend 4 000 m2 de zones humides, ont été observées 47 espèces protégées.
Le Département a donc acquis 44 ha de terrains pour compenser l’impact de la nouvelle route. Ont été créés des mares, des gîtes, des abris, des sites de ponte et des hibernaculums pour les amphibiens et les reptiles.
Lors du défrichement, les arbres ont été conservés en tas pour continuer à héberger la faune et la flore.
Pendant le chantier, des clôtures étaient installées en bordure des zones humides. Equipées de mailles fines en pied de clôture et enterrées, ces barrières visent à limiter la mortalité de la petite faune.
Le site va désormais bénéficier d’un plan de gestion établi par le Conservatoire des espaces naturels d’Occitanie.